La culture en bac est une méthode intéressante qui possède de nombreux avantages :
- Pas de compétition avec les autres végétaux de votre jardin
- Une facilité d’accès et d’entretien, essentiel pour qui veut ménager son dos
- Cultures protégées de certains prédateurs et animaux domestiques
- Réchauffement plus rapide du sol au printemps
Aucune méthode n’étant parfaite, on pourra citer comme inconvénients la nécessité de la matière première (le bois) et la dépendance accrue aux arrosages.
On commence par sélectionner les pièces de bois et à les recouper pour former un rectangle, ici sur deux étages. Nous avons récupéré des chutes de solives qui prenaient la poussière, assez épaisses pour être superposées sans problème. Trop abimées pour être utilisées en bois d’œuvre mais toujours en bon état, elles seront parfaites pour un bac de culture !

On décaisse l’intérieur du bac afin de récupérer la terre végétale qui sera ensuite réutilisée plus en hauteur dans le bac. Le gazon, déraciné, se décomposera rapidement une fois enfoui sous un profond paillage.

On taille ensuite les piquets qui vont maintenir la structure en place. Ceux-ci sont sculptés à la plane sur notre banc à planer dans du bois de robinier sec, très robuste même en terre, ce qui assurera la solidité de la structure sur de nombreuses années !

On enfonce les piquets à la massette, à l’extérieur du cadre. Une fois le bac rempli, la terre va exercer une forte pression sur les parois, il est important de mettre de nombreux piquets pour équilibrer les forces. En revanche, inutile d’en mettre de l’autre côté, le volume de terre ne permettra pas au cadre de ployer vers l’intérieur.

Ce bac est né suite à l’annonce d’un particulier qui rémunérait (gracieusement) quiconque venait le débarrasser de ces déchets de jardin : quelques branches, des gravats et une grosse quantité de terre mélangée à des végétaux en décomposition, sûrement issue d’un petit terrassement ou d’une refonte de jardin. Notre fourgon rempli, nous n’avons pas tardé à trouvé une utilité à cet amas carboné… Les « déchets » des uns sont les ressources des autres !

Plein à craquer !
Nous avons d’abord disposé les cailloux au fond du bac, afin de drainer l’excès d’eau plus facilement. Viennent ensuite quelques branchages pour donner du volume, puis la terre végétale et les végétaux en décomposition, jusqu’à obtenir une belle butte bombée ! Un paillage viendra recouvrir le tout pour conserver l’humidité et protéger la terre d’un ensoleillement direct.

Le bac une fois terminé
Enfin, nous avons creusé des puits de compost avant de venir y repiquer nos plants de courgettes. Un mois plus tard, on ne peut que constater que cet environnement leur plaît à merveille ! Les cucurbitacées sont idéales pour une première culture dans ce genre de bac : elles sont peu contraignantes et poussent directement dans le compost, laissant le temps à la vie microbienne de décomposer la matière organique dans le reste du bac pour obtenir à terme une terre riche, fertile et homogène, propice à des cultures plus contraignantes.

Un mois après sa mise en place !
Bonnes cultures à toutes et à tous !
